Ludovic Giraudon

Il se forme pour booster son activité et trouver de nouveaux cliens.
Les bosses, Ludovic Giraudon les fait disparaître. Son métier ? Débosseleur pour le compte de carrossiers. Il va à la rencontre de ses clients pour les convaincre des avantages de ses prestations. Et Ludovic a plusieurs atouts : l’expertise de la bosse en carrosserie, sa maîtrise de la technicité, une bonne dose de détermination et des compétences commerciales acquises avec la formation « Trouver de nouveaux clients » de la CMA. Il nous en parle.
Pouvez-vous présenter l’itinéraire qui vous a conduit à créer votre entreprise ?
J’ai travaillé pendant vingt ans dans le secteur automobile, bien sûr en carrosserie, mais aussi dans la mécanique et le vitrage automobile. Toutes mes expériences, que ce soit en apprentissage ou plus tard en prenant des responsabilités, ont été enrichissantes et utiles à ma construction professionnelle. Je garde d’ailleurs un excellent souvenir de mes années d’apprentissage au Garage de la Pierre plantée où j’ai obtenu mon CAP de carrossier puis ma mention complémentaire « peinture ». C’est d’ailleurs là que j’ai croisé la route d’un débosseleur qui intervenait ponctuellement dans ce garage. Ma curiosité avait été piquée à l’époque pour cette « spécialité » peu répandue vingt ans en arrière, sans savoir que j’en ferai mon métier.
Aujourd’hui à la tête de votre entreprise Global Eco DSP, vous bossez donc… sur les bosses ?
C’est bien ça, et c’est un métier terriblement exigeant. J’ai passé des journées entières à me former sur des éléments de carrosseries que je récupérais dans des casses. Mon premier impact, j’ai mis 14 heures à le gérer ! Mais ma détermination m’a rendue service pour les formations que je suivais en parallèle. Aujourd’hui, je propose principalement mes services pour les carrossiers, chez lesquels je travaille avec mon matériel et à la demande.
Pourquoi avoir suivi la formation « Trouver de nouveaux clients » de la CMA ?
J’étais déjà passé par la CMA pour mon installation en début d’année en suivant la réunion d’information et le Pack Micro, car j’avais besoin de réponses sur mesure. Ensuite j’avais conscience que le métier de chef d’entreprise ce sont plusieurs casquettes. L’une d’entre elle c’est la démarche commerciale : savoir se présenter, argumenter, savoir se vendre… je ne savais pas trop faire cela. Je ne partais pas de rien, puisque j’avais quelques prospects avant le démarrage. Néanmoins, les clients, il faut les conquérir et en rechercher de nouveaux constamment, car on peut en perdre. Alors quand on m’a donné les dates de la formation, j’ai foncé. Il ne fallait pas s’en priver !
Qu’est-ce que cette formation vous a apporté ?
Déjà, on se retrouve avec d’autres entrepreneurs pendant la formation et l’on se sent un peu moins isolé. On échange, on partage des avis, on se rassure aussi. Sur la question du contenu, je dirais que la formation nous guide dans notre démarche de conquête de clients en nous apportant les bases qui nous sont nécessaires lorsque l’on n’est pas un commercial. On dispose aussi de supports pédagogiques utiles. Et puis la formatrice est vraiment à la hauteur : on sent que c’est son métier. Donc globalement la formation a répondu à mes attentes qui, dans mon cas, me sert à lancer ma jeune entreprise. Je recommande à tous cette formation !
C’est aussi une formation courte qui mériterait d’être complétée par un travail sur des cas concrets de mise en situation, de démarches de prospection, pour savoir bien rebondir tout en restant professionnel. Pour ma part, je mets à profit tous mes moments « libres » pour m’occuper de l’administratif, de l’entretien du matériel et bien évidemment du démarchage commercial, comme celui des assureurs du Puy. Je rentabilise.
Comment voyez-vous l’avenir de votre jeune entreprise ?
À l’horizon dès dix ans, j’aimerais pouvoir disposer d’une structure fixe pour faire le débosselage dans mes locaux et non plus chez le client. J’aimerais également former une personne qui aurait envie de s’investir dans ce métier passionnant, comme c’est mon cas.
En attendant, aujourd’hui, la demande pour le travail sur place chez les professionnels est forte. Et pour pouvoir me déplacer dans de meilleures conditions, je recherche un véhicule de type fourgon que j’aménagerais pour m’éviter une manutention difficile de ma caisse à outillage très lourde, actuellement dans ma voiture.