Création d’entreprise artisanale : 10 étapes pour se lancer avec la CMA

Créer une entreprise artisanale est une aventure passionnante qui nécessite une préparation minutieuse. Vous vous demandez par où commencer et comment procéder pour votre création d’entreprise ? Découvrez les 10 étapes clés et des conseils d’experts pour faire de votre projet un succès.
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Créer une entreprise artisanale : par où commencer ?
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Les 10 étapes de la création d entreprise artisanale
1 : Valider son idée et son marché
On compte 1,9 million d’entreprises artisanales en France. Un chiffre qui a plus que doublé ces dernières années, puisqu’il y a 10 ans, on en recensait environ 800 000. C’est tout sauf une surprise dans la mesure où l’entrepreneuriat dans l’artisanat est synonyme de liberté, d’épanouissement et de succès !
Néanmoins, créer une entreprise artisanale nécessite de suivre des étapes précises pour maximiser les chances de réussite et éviter un certain nombre de pièges.
Validation de l’idée
La première étape de la création d’entreprise consiste à trouver une idée viable. Votre idée doit répondre à un besoin ou résoudre un problème spécifique sur le marché. Une fois l’idée trouvée, il est crucial de la valider en évaluant sa faisabilité et son potentiel de succès. Cela peut inclure des discussions avec des experts du secteur, des sondages auprès de clients potentiels et une analyse des tendances du marché.
Zoom sur l’étude de marché
L’étude de marché est une phase qui vous permet de comprendre l’environnement de votre future entreprise, d’identifier les opportunités et les menaces, d’évaluer la faisabilité d’un projet et de définir le profil de vos clients cibles.
Une analyse de la demande
Vous évaluez le besoin des futurs utilisateurs pour le produit ou le service que vous proposez.
Une étude de la concurrence
Vous identifiez les concurrents directs et indirects présents sur le marché, et analysez leurs forces et faiblesses.
Une étude des fournisseurs
Vous obtenez des informations clés sur la réalité du marché, ses composantes ainsi que ses intervenants.
Une étude du marché en lui-même
Vous déterminez les segments de marché à cibler en fonction des caractéristiques sociologiques, démographiques, et comportementales.
2 : Construire son Business plan
Le business plan est un document essentiel qui détaille la stratégie de l’entreprise, son modèle économique et ses prévisions financières.
Il doit comprendre :
- Une synthèse de votre projet : en quelques phrases, sans entrer dans les détails mais en étant très clair, cette page permet aux personnes sollicitées de savoir rapidement si elles sont intéressées par l’entreprise. Le contenu doit être accrocheur, mais réaliste.
- L’identité de votre entreprise : toutes les informations de l’entreprise doivent y figurer (statut juridique, composition, siège social, lieu de production…).
- Objet de l’entreprise : que vend l’entreprise ? Comment produit-elle ? Quelles sont ses ambitions à court et long terme ? Quelles sont les compétences permettant d’assurer la qualité des produits et les prestations de services proposés ?
- Votre stratégie commerciale : il s’agit de présenter le modèle économique qui va être appliqué pour votre activité commerciale. Techniques de prospection des clients potentiels, relation clients, fidélisation client… Le plan marketing doit être détaillé et permettre de savoir qui sont les futurs clients.
- Votre étude de marché : il est important de faire un état des lieux de la concurrence. Quelles sont leurs forces ? Quel plan d’action est possible pour les contrer ?
- Un plan financier : de quoi l’entreprise a-t-elle besoin pour se lancer. Quelles sont ses ressources ?
- Un plan de trésorerie : il faut envisager le flux de trésorerie avec des projections raisonnables et justifiées.
- Un plan opérationnel : description des processus opérationnels, des ressources nécessaires et de l’organisation interne.
- Un prévisionnel financier : prévisions financières sur trois à cinq ans, y compris le chiffre d’affaires prévisionnel, les coûts, les bénéfices attendus, le seuil de rentabilité et les besoins en financement.
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Créer sa micro-entreprise
La micro-entreprise, par où commencer ?
- Éligible CPF
3 : choisir son statut juridique
Le choix de la structure juridique de votre entreprise est une décision clé qui impacte la fiscalité, la responsabilité légale et les obligations administratives. Les principales structures juridiques pour la création d’entreprises artisanales sont :
- La micro-entreprise
Pour les artisans débutants ou ceux qui prévoient de rester de petite taille, la micro-entreprise représente une alternative intéressante. Cette structure est particulièrement appréciée pour sa simplicité administrative et sa fiscalité avantageuse. Les démarches de création sont rapides et peu coûteuses, et les obligations comptables sont allégées, permettant à l’artisan micro-entrepreneur de se concentrer davantage sur son activité principale.
La micro-entreprise est toutefois limitée par un plafond de chiffre d’affaires, ce qui restreint sa croissance potentielle. Les charges sociales et fiscales peuvent aussi devenir lourdes en fonction des revenus. L’accès au financement est souvent plus difficile, freinant l’investissement. Par défaut, la responsabilité personnelle de l’entrepreneur n’engage pas son patrimoine personnel en cas de dettes.
- La SARL (Société à Responsabilité Limitée)
La SARL est souvent considérée comme une structure juridique pertinente pour une entreprise artisanale en raison de sa flexibilité et de la protection qu’elle offre aux associés. Dans une SARL, la responsabilité des associés est limitée au montant de leurs apports. Leur patrimoine personnel est donc protégé en cas de dettes ou de faillite de l’entreprise, leur patrimoine personnel est protégé.
De plus, cette structure permet une gestion simplifiée par rapport à d’autres formes juridiques plus complexes, tout en offrant la possibilité d’avoir plusieurs associés, ce qui peut être avantageux pour un chef d’entreprise souhaitant s’associer avec d’autres professionnels ou investisseurs.
- La Société par Actions Simplifiée (SAS)
La Société par Actions Simplifiée (SAS) offre une grande souplesse dans son fonctionnement et peut être une option très intéressante pour exercer une activité artisanale. La SAS permet une liberté statutaire considérable, ce qui signifie que les fondateurs peuvent adapter les statuts de la société selon leurs besoins spécifiques.
Cette structure est particulièrement attractive pour les artisans ayant des projets de croissance ou envisageant d’attirer des investisseurs, car elle permet de créer différentes catégories d’actions et de lever des fonds plus facilement. La responsabilité des actionnaires est aussi limitée à leurs apports, protégeant ainsi leur patrimoine personnel.
4 : Vérifier les diplômes et obligations métier
La qualification artisanale
Quels que soient le statut juridique et les caractéristiques de l’entreprise, certaines activités artisanales réglementées peuvent être exercées uniquement par une personne qualifiée professionnellement ou sous le contrôle effectif et permanent de celle-ci :
- Entretien et réparation des véhicules et des machines : mécanicien, carrossier, réparateur…
- Mise en place, entretien, réparation des réseaux, installations électriques : plombier, chauffagiste, électricien…
- Préparation ou fabrication de produits frais : boulanger, pâtissier, boucher, charcutier, poissonnier…
- Ramonage
- Esthéticien
- Prothésiste dentaire
- Coiffure : en salon et hors salon
- Activité de maréchal-ferrant
Pour justifier la qualification professionnelle, vous devez avoir :
- Un CAP, un BEP ou un diplôme homologué de niveau égal ou supérieur.
- À défaut de diplôme ou de titre, une expérience professionnelle de 3 années effectives sur le territoire de l’Union Européenne acquise en qualité de travailleur indépendant ou de salarié.
- À défaut de diplôme ou d’expérience professionnelle, le recours obligatoire à une personne qualifiée sous le contrôle effectif et permanent duquel sera placée l’activité de l’entreprise.

5 : Anticiper les frais de création d’entreprise
Identification des besoins de financement
Il est important d’évaluer les besoins de financement pour garantir la viabilité financière de votre entreprise. Cela inclut les investissements initiaux, les besoins en fonds de roulement et les dépenses courantes.
Zoom sur les sources de financement
Plusieurs sources de financement existent. En fonction de votre projet, nous pouvons vous aiguiller vers les solutions financières les plus pertinentes pour la création de votre structure.
Les apports personnels : l’entrepreneur peut engager ses fonds propres.
Les prêts bancaires : les banques offrent plusieurs types de prêts, dont des prêts à taux zéro. Elles demandent des garanties, d’où l’importance d’un business plan solide.
Les subventions et aides publiques : il existe des dispositifs d’aides financières proposés par l’État, les collectivités locales ou des organismes publics. Il faut vérifier que l’entreprise est éligible.
Le crowdfunding : les plateformes en ligne permettent de collecter des fonds auprès de nombreux investisseurs.
6 : Réaliser les formalités d’immatriculation
Domicilier l’entreprise
Domicilier l’entreprise revient à identifier l’adresse officielle de son siège social. Cette adresse est indispensable car elle détermine la juridiction concernant les formalités légales, les impôts et tous les autres aspects réglementaires.
La rédaction des statuts
La rédaction des statuts est une étape incontournable sur le plan administratif. Elle est obligatoire pour la demande d’immatriculation de l’entreprise, et permet d’organiser la vie de l’établissement.
Les statuts constituent le document fondateur de l’entreprise. Ils encadrent les règles de fonctionnement et l’organisation interne. Plusieurs mentions obligatoires y figurent :
- Le nom de l’entreprise : il faut un nom unique et disponible.
- La forme juridique : micro-entreprise, SARL, SAS…
- Le siège social : adresse où l’entreprise est enregistrée.
- L’objet social : présentation des activités de l’entreprise.
- Le capital social : montant du capital, sa répartition s’il y a plusieurs associés
- La durée de vie de l’entreprise : souvent fixée à 99 ans.
- Les règles de gestion : modes de prise de décisions, distribution des bénéfices…
Bon à savoir : si vous choisissez de créer une entreprise individuelle (EI) ou un micro-entreprise, vous n’avez pas besoin de rédiger de statuts.
Immatriculation de l’entreprise
L’immatriculation au répertoire national des entreprises (RNE) de votre entreprise se fait en ligne, sur le site internet du centre des formalités des entreprises : le guichet unique. Les documents à fournir et la durée de la procédure varient en fonction du statut juridique choisi. Vous avez une question ou besoin d’aide ? Un conseiller CMA peut vous accompagner dans vos démarches.
Une fois la demande d’immatriculation validée, la société est inscrite automatiquement au répertoire national des entreprises (RNE) ou au registre du commerce et des sociétés (RCS). Vous recevrez ensuite un justificatif d’immatriculation avec les numéros d’identification de votre entreprise.
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Créer sa micro-entreprise
La micro-entreprise, par où commencer ?
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7 : Préparer son lancement commercial : Kbis, SIRET et TVA
Les démarches administratives d’immatriculation vous permettent d’obtenir des éléments essentiels qui constituent l’identité de votre entreprise, comme :
- Un Kbis (document attestant de l’existence juridique de l’entreprise), ou un extrait K pour les micro-entreprises).
- Un numéro SIRET (numéro d’identification de l’entreprise).
- Un numéro de TVA intracommunautaire, pour certains cas.
Ces documents permettent d’émettre des factures auprès des clients.
Comme nous pouvons le voir, la création d’entreprise s’accompagne de nombreuses formalités. C’est pourquoi la Chambre de Métiers et de l’Artisanat Auvergne-Rhône-Alpes propose plusieurs accompagnement pour réussir vos formalités.
Confiez vos démarches administratives à des experts CMA et gagnez du temps. Nous vous aidons à choisir les options fiscales et sociales les plus avantageuses, recueillir les pièces justificatives, prendre en charge l’immatriculation et assurer le suivi en cas de problème auprès d’organismes tiers (URSSAF, INSEE, Greffes…).
Démarrage de l’activité
L’entreprise est créée, que faire désormais ?
8 : gérer vos ressources humaines
Une entreprise artisanale, c’est vous avant tout, dirigeant. Mais souvent, quand l’activité prend de l’ampleur, il est important d’anticiper vos besoins, au-delà de vos capacités propres.
L’importance du recrutement
Bien que la majorité des entreprises artisanales soient constituées de deux personnes en moyenne, le recrutement du personnel reste une étape qui peut être importante, que ce soit pour recruter un apprenti ou un salarié. Cela implique tout d’abord de définir des postes et des compétences nécessaires grâce à l’élaboration de fiches de poste détaillées. Il faut ensuite lancer un processus de recrutement avec l’annonce d’offres d’emploi, la sélection des candidats, les entretiens, et la vérification des références. Enfin il est utile d’effectuer un plan d’intégration facilitant l’adaptation et la prise de poste du ou des employés.
Bien recruter, c’est un métier ! Les conseillers spécialistes en ressources humaines de la CMA pour guident : découvrez tous nos accompagnement pour réussir vos recrutements.

9 : si on parlait stratégie ?
Développer une stratégie marketing : pourquoi ?
Une stratégie marketing offre la possibilité de se démarquer de la concurrence et d’augmenter les chances de succès. Elle aide aussi à attirer et à fidéliser les clients.
La stratégie comprend :
- Une analyse SWOT : identification des forces et faiblesses du marché, des opportunités et menaces de l’entreprise.
- Une définition du positionnement : clarification de la proposition de valeur unique de l’entreprise.
- Un plan d’action marketing : définition des actions à mener pour atteindre les objectifs marketing, comme des partenariats, des promotions.
La communication
Les actions de communication et de promotion accroissent la visibilité de l’entreprise et attirent des clients. Pour ces raisons, il faut miser sur le marketing digital (utilisation des réseaux sociaux, du site internet, des campagnes d’emailing…), l’événementiel (participation à des foires et des marchés locaux, à des concours, à des salons professionnels…) et la fidélisation des clients (programmes de fidélité, service client de qualité…).
Envie de faire grandir vos compétences ? Découvrez toutes nos formations en marketing et communication pour vous aider à booster la visibilité et la notoriété de votre activité artisanale.
10 : la gestion au quotidien
Mise en place des processus opérationnels
Une gestion opérationnelle efficace permet de garantir le bon fonctionnement de l’entreprise. Cela inclut :
- L’élaboration des processus : définition des procédures pour chaque processus clé de l’entreprise.
- La gestion des stocks : système de gestion des stocks efficace afin d’éviter les ruptures et les surstocks.
- La logistique : optimisation des flux de marchandises, choix des prestataires logistiques…
Comptabilité et gestion financière
La pérennité d’une entreprise dépend de sa gestion et comptabilité. Cela passe par la tenue des comptes (enregistrement des opérations financières, établissement des comptes annuels), la gestion de la trésorerie (suivi des flux de trésorerie pour éviter les problèmes de liquidité) et le contrôle de gestion (analyse des écarts entre les prévisions et les réalisations, mise en place d’actions correctives).
Relation avec les partenaires financiers
Entretenir de bonnes relations avec les partenaires financiers aide également l’entreprise à évoluer sereinement. L’entrepreneur qui prend le temps d’échanger avec la banque peut négocier des conditions de crédit par exemple. En communiquant régulièrement sur les performances de l’entreprise, et sur le respect des engagements pris, l’entrepreneur renforce aussi la confiance des investisseurs.
Le saviez-vous ?
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Ce qu’il faut retenir
La création d’entreprises artisanales demande du temps, et une bonne dose de préparation. En suivant ces étapes, il est possible de transformer une passion en une entreprise artisanale prospère. Chaque entreprise est unique, et il est essentiel de rester flexible et d’adapter l’approche en fonction des défis et des opportunités qui se présenteront. Avec l’appui de la CMA Auvergne-Rhône-Alpes, les entrepreneurs mettent toutes leurs chances de leurs côtés pour se lancer sereinement et efficacement dans l’aventure de la création ou la reprise d’entreprise !
Vous avez un projet de création, de reprise ou de développement d’une entreprise artisanale ?
Grâce à notre réseau de 24 points d’accueil répartis sur l’ensemble de la région Auvergne-Rhône-Alpes, vous bénéficiez d’un service de proximité, où que vous soyez. Prenez rendez-vous dans l’agence la plus proche et donnez vie à votre projet d’entreprise.
- Ain : Bourg-en-Bresse
- Allier : Moulins, Montluçon, Vichy
- Ardèche : Privas, Annonay, Aubenas
- Cantal : Aurillac, Saint-Flour
- Drôme : Valence, Montélimar
- Haute-Loire : Le Puy-en-Velay, Brioude, Monistrol-sur-Loire
- Haute-Savoie : Annecy, Thonon-les-Bains
- Isère : Grenoble, Bourgoin-Jallieu, Vienne
- Loire : Saint-Étienne, Roanne, Montbrison
- Lyon-Rhône : Lyon, Villefranche-sur-Saône
- Puy-de-Dôme : Chamalières
- Savoie : Chambéry, Albertville
Créer une entreprise artisanale passe par plusieurs étapes : définir votre projet, choisir votre statut juridique, construire votre prévisionnel, réaliser les formalités d’immatriculation et lancer votre activité. La CMA Auvergne-Rhône-Alpes vous accompagne à chaque étape pour sécuriser votre projet et gagner du temps.
Les formalités de création se réalisent sur le Guichet unique des entreprises. En revanche, faire appel à la CMA vous permet d’être conseillé sur votre projet, de choisir les bonnes options et de réaliser vos démarches avec un expert à vos côtés.
Le choix du statut dépend de votre projet, de votre activité et de vos objectifs. Micro-entreprise, entreprise individuelle, EURL : chaque statut présente des avantages. Les conseillers de la CMA vous aident à choisir la solution la plus adaptée à votre situation.
Le coût dépend de votre statut et des démarches à effectuer. Par exemple, les formalités d’immatriculation d’une micro-entreprise artisanale sont gratuites, tandis qu’une entreprise individuelle artisanale est soumise à des frais réglementés. Des coûts supplémentaires peuvent s’ajouter selon votre projet (assurance, matériel, annonce légale, etc.). La CMA vous aide à estimer votre budget de création.
Pour immatriculer votre entreprise, vous devez déclarer votre activité sur le Guichet unique et fournir les pièces justificatives demandées selon votre situation (identité, qualification professionnelle si nécessaire, justificatif de domiciliation, etc.). La CMA Auvergne-Rhône-Alpes peut vérifier votre dossier et vous accompagner pour réaliser vos formalités en toute sérénité.