Les étapes pour reprendre une entreprise artisanale
Vous souhaitez reprendre une entreprise artisanale ? Ce projet se fait pas à pas et prend généralement entre 12 et 18 mois jusqu’à l’officialisation de la reprise. La Chambre de Métiers et de l’Artisanat vous livre ses conseils afin que tout se passe pour le mieux. Patience et organisation seront les maîtres mots... suivez le guide !
Connaître ses motivations et ses compétences
Avant de vous lancer dans la reprise d’une entreprise artisanale, prenez le temps d’identifier vos motivations et vos envies, sur le court, moyen et long terme. Racheter une entreprise n’est pas le même projet qu’en créer une de toute pièce. Il faut également analyser vos points forts et vos points d’efforts, aussi bien en termes de savoir-faire que de savoir-être. Dernier point important : nous vous conseillons d’analyser en amont l’environnement professionnel dans lequel vous évoluerez avec votre nouvelle entreprise.
Poser des objectifs
Dans un deuxième temps, définissez vos objectifs afin de dessiner les contours de votre reprise d’entreprise. Pour ce faire, vous devez :
- Choisir le secteur d’activité de l’entreprise.
- Délimiter la zone géographique de l’entreprise selon votre situation, vos aspirations et l’état du marché.
- Evaluer la taille de l’entreprise visée (chiffre d’affaires, nombre de salariés, positionnement sur le marché, potentiel de développement…).
- Identifier vos capacités financières en termes d’apport personnel
- Construire un business plan pour anticiper vos besoins financiers.

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Comment financer au mieux mon projet de création/reprise ou de développement d’entreprise et sécuriser toutes les étapes ?

Construire son business plan
Comment anticiper les besoins financiers de ma future entreprise et trouver les solutions adaptées pour financer mon projet ?
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Comment préparer au mieux mon projet de reprise d’entreprise et sécuriser toutes les étapes ?
Rechercher l’entreprise à reprendre
Votre projet est encadré et clair ? Vous pouvez alors passer à l’étape suivante : rechercher une entreprise artisanale à racheter. Plusieurs canaux peuvent vous aider, comme le site Transentreprise. Cette plateforme gérée par la Chambre de Métiers et de l’Artisanat (CMA) et la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) regroupe les annonces de cession d’entreprises partout en France. Des critères vous permettent de sélectionner des entreprises correspondant à vos attentes et vos contraintes. D’autres pistes peuvent être utiles pour trouver une entreprise à reprendre, comme les réseaux sociaux, les petites annonces dans les journaux spécialisés ou régionaux, les agences immobilières ou encore le bouche-à-oreille.
N’hésitez pas à parler de votre projet autour de vous pour activer votre réseau et obtenir des retours. En cas de doute, poussez la porte de votre CMA ou contactez directement un conseiller. Nos experts en reprise d’entreprise sont à vos côtés pour vous aider.
Rencontrer le cédant
Après avoir repéré une entreprise potentielle, prenez contact et rencontrez le cédant afin de recueillir les premières informations relatives à la situation de l’entreprise. Ce rendez-vous est également l’occasion de vous présenter au cédant comme un repreneur sérieux et motivé. Préparez une liste de questions pour votre entretien afin d’atteindre ces deux objectifs.
Analyser et diagnostiquer le potentiel de l’entreprise visée
Pour cette étape, basez-vous sur les informations collectées auprès du cédant pour effectuer une analyse interne et externe. Il s’agit d’une ébauche d’état des lieux qui vous permettra d’effectuer un premier chiffrage en mettant en lumière les points forts et les points faibles de l’entreprise (moyens, activité, finances, RH, juridique, qualité sécurité environnement…). Ce travail vous aidera à savoir si vous poursuivez l’étude du projet de reprise.
Soyez minutieux et méthodique pour estimer la véritable valeur de l’entreprise et ses opportunités de développement. Vous devez analyser sa situation financière, ses actifs, son passif, sa clientèle, sa réputation sur le marché, ses contrats en cours, son aspect organisationnel, et son potentiel de croissance. Grâce à cette évaluation, vous connaîtrez les risques et les opportunités liés à la reprise de l’entreprise. Vous pourrez aussi déterminer le juste prix de rachat.
Ce travail s’effectue avant l’audit d’acquisition, qui a pour objectif de confirmer l’absence d’écarts entre le diagnostic et la réalité via une analyse approfondie. En clair, il faut vérifier que l’entreprise est viable et que votre reprise se fait sur des bases saines. Si des faiblesses sont soulevées pendant l’audit, cela peut être un levier pour négocier le prix de vente ou les garanties avec le cédant.
L’audit d’acquisition est produit par des conseillers après la signature d’une lettre d’intention. Les experts de la CMA peuvent vous aider dans ces démarches. N’hésitez pas à nous contacter.
Monter un plan de reprise
La prochaine étape consiste à monter un plan de reprise. Il doit définir une structure juridique adéquate pour le rachat de l’entreprise, en prenant en considération les implications juridiques et fiscales. Dans le même temps, effectuez une planification financière qui inclut l’estimation des coûts d’acquisition, la préparation d’un plan de financement crédible, et l’élaboration d’une stratégie d’intégration post-acquisition. Cela vous permettra d’assurer une transition fluide.
Trouver des financements pour reprendre une entreprise
Vous pouvez cumuler plusieurs sources de financement qui vous aideront à reprendre une entreprise artisanale :
- Les prêts bancaires
- L’ACRE (Aide aux Créateurs et Repreneurs d’Entreprise) : exonération partielle ou totale des cotisations sociales pendant un an.
- L’ARCE (Aide à la Reprise et à la Création d’Entreprise) : 60 % du montant des droits à l’ARE (Allocation d’Aide au Retour à l’emploi) versée par France Travail sous certaines conditions.
- Les prêts d’honneur : prêts sans intérêt (15 000 à 50 000 €) accordés par des réseaux comme Initiative France ou Réseau Entreprendre.
- Les prêts Artisan : prêts à taux zéro (3 000 à 20 000 €) et sans garantie personnelle proposés par la CMA.
- Les microcrédits : petits montants (10 000 € maximum) destinés aux projets les plus modestes, proposés par l’Adie (Association pour le Droit à l’Initiative Economique)
- Les aides régionales et locales : de nombreuses régions et collectivités locales proposent des aides spécifiques, comme des subventions, des prêts bonifiés ou des garanties de prêts.
Vous pouvez également vous appuyer sur le crowdfunding, les plateformes gérant les fonds de garantie de crédit, les fonds d’investissement, les fonds de capital-risque, les business angels, ou encore vos proches.
Négocier avec le cédant
Place à une étape déterminante : la négociation. Il va falloir trouver un compromis avec le cédant qui prenne en compte vos intérêts et les siens. Prix d’achat, modalités de paiement, conditions de transition post-acquisition… Tous les aspects clés de l’opération sont négociables. Une négociation réussie repose souvent sur une communication claire, un respect mutuel et une compréhension des enjeux de chacun.
Effectuer la promesse de vente et préparer les documents de cession
Une fois la négociation terminée, vous devrez signer un protocole d’accord qui officialisera l’accord définitif concernant les termes et conditions de la transaction. Cette étape liste vos engagements et celui du cédant, et dresse un cadre juridique pour la conclusion de l’opération.
Enfin, l’opération de rachat se termine par la signature officielle des documents de cession. La responsabilité de l’entreprise vous reviendra, et vous devrez vous engager à gérer son développement futur. Il conviendra également que vous respectiez les termes inscrits dans l’accord de cession.
S’appuyer sur la CMA pour reprendre une entreprise
Faites appel à la Chambre de Métiers et de l’Artisanat Auvergne-Rhône-Alpes pour trouver l’entreprise de vos rêves ! Un conseiller expert dans la transmission-reprise vous reçoit en rendez-vous afin de discuter de votre projet, d’établir un dossier de reprise et de vous proposer une sélection d’offres adaptées à vos attentes.
La CMA peut aussi vous mettre en relation avec des chefs d’entreprises cédants dont l’entreprise et le projet de vente correspondent à vos besoins. En jouant le rôle de facilitateur, la CMA instaure un climat de confiance entre vous et le cédant, ce qui maximise les chances d’effectuer une transmission réussie.