Christine Bonaimé

Christine se lance dans l'artisanat et se forme avec la CMA.
Se lancer dans l’artisanat, c’est aussi apprendre à valoriser son travail et à trouver sa juste place sur le marché. C’est le défi qu’a relevé Christine Bonaimé, créatrice de l’entreprise Kitibi à Izeaux en Isère, lancée en juin 2024. Pour avancer sereinement, elle a choisi de suivre la formation « Calculer ses coûts de revient et ses prix de vente » de la CMA Auvergne-Rhône-Alpes. Un accompagnement qui lui a permis de dépasser ses doutes, d’ajuster ses tarifs et de développer son entreprise.
Témoignage
Pouvez-vous nous raconter votre parcours ?
J’ai commencé comme soignante et éducatrice spécialisée, puis éducatrice auprès de personnes à mobilité réduite. Depuis quelques années, je me suis tournée vers une passion personnelle : la fabrication de coussins à partir de textiles, de cuirs traditionnels ou de cuirs de poissons. Aujourd’hui, je continue mon métier d’éducatrice à 80 % pour garder du temps à consacrer à cette activité artisanale. Mon objectif est clair : baisser ce temps de travail et augmenter le temps passé sur mon entreprise. Après six mois d’étude des matières que je souhaitais travailler, je me suis enfin lancée en juin 2024. J’ai tout de suite suivi la formation « Créer son projet d’entreprise » proposée par la CMA Isère. Elle m’a donné toutes les clés pour démarrer sereinement. Aujourd’hui, je fabrique mes coussins en textile, cuir de veau, vachette ou agneau, mais aussi en cuir de poisson (principalement saumon et truite). Je privilégie les producteurs locaux, le déstockage et les fins de série pour mes approvisionnements.
Pourquoi avoir choisi la formation « Calculer ses coûts de revient et ses prix de vente » ?
Je rencontrais de vraies difficultés à fixer mes prix. Comme beaucoup d’artisans, j’avais du mal à estimer le temps passé et à valoriser mon travail. Lors des salons, certains clients me disaient que j’étais chère, ce qui m’a mise en doute. Je culpabilisais. J’ai alors décidé de m’adresser à la CMA Auvergne-Rhône-Alpes pour clarifier la situation. La formation m’a permis de découvrir que je vendais largement en dessous du prix réel de mes produits. Grâce aux calculs de coûts de revient, j’ai ajusté mes tarifs, je les ai augmentés… et cela a immédiatement porté ses fruits : mes ventes ont progressé.
En quoi cette formation a-t-elle transformé votre activité ?
Les formateurs de la CMA m’ont expliqué qu’un prix trop bas renvoie une mauvaise image : le client croit que ce n’est pas artisanal, que c’est de la copie et qu’on n’a pas de marché. Je voulais au contraire me démarquer avec un produit authentique et innovant comme le cuir de poisson. En réajustant mes prix, j’ai attiré une clientèle plus adaptée à mon offre, prête à reconnaître la valeur de mon travail. En étant implantée en Isère, je travaille avec plusieurs entreprises familiales et je vends pas mal sur le Pays Voironnais. J’ai aussi appris à poser mes conditions avec les revendeurs. Accepter leurs marges sans réfléchir peut ruiner la rentabilité. Aujourd’hui, je sais dire non quand mes prix ne sont pas respectés. C’est essentiel pour se développer et faire grandir son entreprise.
Recommanderiez-vous cette formation à d’autres artisans ?
Oui, sans hésiter. La formation m’a permis de me positionner, de fixer mes prix avec confiance et d’augmenter mes ventes. On y aborde non seulement les coûts de revient et les prix de vente, mais aussi des aspects liés aux assurances ou aux relations avec les banques. C’est très complet et vraiment utile. J’ai déjà suivi plusieurs formations avec la CMA, et chacune m’a aidée à avancer. La CMA est pour moi un partenaire indispensable pour faire grandir mon projet. Je recommande à tous les artisans de franchir le pas.