Éric Burin passe le relais à Hugo Valastro

À 61 ans, Éric Burin, artisan menuisier, a fait le choix de transmettre son entreprise, fondée par son père en 1954, afin d’en assurer la pérennité après son départ à la retraite. Accompagné par la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, il a préparé cette transition pas à pas, en toute sérénité, aux côtés de son épouse Véronique Burin, conjointe collaboratrice.
Témoignage
Quand et pourquoi avez-vous décidé de transmettre votre entreprise ?
Nous avons décidé de transmettre notre entreprise à l’occasion du départ à la retraite de mon mari, Éric. Cela faisait deux ou trois ans que nous réfléchissions à la meilleure façon d’arrêter ou de transmettre l’activité, avec beaucoup d’incertitudes sur la marche à suivre.
Qu’est-ce qui était important pour vous dans cette transmission ?
Notre priorité était de ne pas laisser les salariés sur le carreau. En tant qu’entreprise familiale, nous entretenons des relations de confiance et de proximité avec nos deux employés, ce qui rendait la décision particulièrement délicate, d’autant qu’ils ne souhaitaient pas reprendre l’entreprise, ne se sentant pas prêts à assumer cette responsabilité. Il était également essentiel pour nous d’assurer la continuité de l’activité auprès des architectes et partenaires avec lesquels nous travaillons régulièrement : l’entreprise ne pouvait pas s’arrêter du jour au lendemain.
À quel moment l’accompagnement de la CMA est-il intervenu ?
C’est à l’occasion du bilan 2024, en discutant avec notre expert-comptable, que nous avons été orientés vers une conseillère transmission d’entreprise de la CMA, Émilie Blache. Nous l’avons contactée car nous avions de nombreuses questions sur la transmission. Le premier échange a eu lieu en juillet 2024. L’accompagnement s’est concrétisé dès la recherche d’un repreneur. Émilie Blache a réalisé un bilan complet de l’entreprise afin d’en établir la valeur pour la négociation. Le suivi a été rigoureux, avec de nombreux échanges et documents à fournir. Très disponible et impliquée, elle a géré les aspects comptables et juridiques, en s’appuyant sur des experts spécialisés.
Nous avions une totale confiance en elle et avons pu pleinement nous reposer sur son expertise. La négociation avec l’acheteur, organisée dans les locaux de la CMA d’Annecy, s’est déroulée dans d’excellentes conditions.
Comment s’est passée la transmission ?
La rencontre avec le repreneur, Hugo Valastro, organisée par la CMA, s’est très bien passée. Il partage nos valeurs et notre vision du métier, et ne cherchait pas à réaliser un simple rachat lucratif. Pour nous, c’était essentiel : transmettre, c’est aussi confier nos salariés et notre nom à quelqu’un d’autre. L’entreprise Éric Burin a été rachetée par le Groupe WM le 3 avril 2025, après environ un an de préparation. Elle fait désormais partie de ce regroupement d’entreprises de menuiserie artisanale haut de gamme. Nous sommes très satisfaits de cette transmission. Mon mari, désormais salarié de l’entreprise jusqu’à sa retraite l’année prochaine, accompagne le nouveau gérant et les salariés, assurant ainsi une transition sereine et rassurante pour toute l’équipe.
Comment évaluez-vous l’accompagnement reçu par la CMA ?
L’accompagnement a été excellent ! Il ne faut surtout pas hésiter à solliciter la CMA : ce sont des professionnels compétents, disponibles et bienveillants. Au départ, nous ne savions pas vers qui nous tourner ni comment la transmission allait se dérouler. Nous ne sommes vraiment pas déçus : nous avons trouvé le soutien et la clarté que nous recherchions.
Quel conseil donneriez-vous à un artisan qui envisage de transmettre son entreprise ?
Nous avons eu beaucoup de chance : la cession a eu lieu au bon moment, avec le bon repreneur, dans un esprit de confiance et de continuité. Le principal conseil ? Anticiper ! Trouver le bon repreneur peut prendre du temps. Et surtout, ne pas hésiter à s’appuyer sur l’expertise de la CMA, qui sécurise et simplifie chaque étape de la transmission.