Éric Chaminade

Depuis plus de quatorze ans à la tête de son entreprise à Montluçon, Éric Chaminade vit la photographie comme une seconde nature. Pour ce Maître Artisan, également Portraitiste de France (2015 et 2017), Qualified European Photographer (2024) et Peintre des Armées (2020), son métier est un savant mélange de technique et de contact humain.
Témoignage
Pourquoi avoir choisi la photographie ?
J’ai toujours aimé la photo. C’était une passion avant de devenir un métier. Je me suis formé en apprentissage et j’ai obtenu mon CAP de photographe, ce qui m’a permis de m’installer et de développer ma propre activité.
Qu’est-ce qui vous a motivé à demander le titre de Maître Artisan et qu’est-ce qu’il représente pour vous ?
Je réalise tout moi-même : la prise de vue, le développement, la préparation des photos… Être artisan a toujours eu du sens pour moi. Le titre de Maître Artisan vient reconnaître ce savoir-faire et la qualité que je défends depuis mes débuts. C’est un vrai label, un gage de professionnalisme. Aujourd’hui, notre métier est très concurrencé par des amateurs non formés ; obtenir ce titre me permet de me distinguer et d’affirmer ma légitimité dans la tradition artisanale.
La transmission occupe une place importante dans le titre de Maître Artisan. Est-ce un engagement qui vous parle ?
Oui, car je viens moi-même de l’apprentissage. Transmettre est important, même si c’est devenu difficile : il existe de moins en moins d’écoles pour apprendre la photographie. J’ai accueilli plusieurs apprentis au cours de ma carrière. Aujourd’hui, je ne suis plus en recherche, mais j’ouvre régulièrement mes portes à des stagiaires pour leur faire découvrir le métier.
Quel changement majeur avez-vous observé dans votre métier ?
Le passage de l’argentique au numérique a été un bouleversement total. Aujourd’hui, un autre défi se présente : l’arrivée de l’intelligence artificielle, qui menace certains aspects du métier.
Comment faites-vous face à ces évolutions ?
Ma force, c’est mon expérience et le fait de tout réaliser moi-même. C’est aussi pour cela que le titre de Maître Artisan était logique pour moi. Dans un métier en pleine mutation, il faut savoir se démarquer : c’est ce qui nous pousse à avancer et ce qui donne de l’énergie au quotidien.