Fabrice Chambon

Fort d’une longue carrière dans la menuiserie, Fabrice Chambon a exercé tous les aspects du métier : fabrication, pose, gestion d’atelier, conduite de travaux.
Témoignage
« J’ai travaillé pour de grandes comme de petites entreprises, ce qui m’a permis de faire le tour du métier. À 52 ans, avec mon expérience et mon réseau, je me suis dit : pourquoi ne pas me lancer en auto-entrepreneur ? C’était finalement la suite logique. » Ce n’est pas sa première aventure entrepreneuriale. Il y a quelques années, il s’était déjà associé avec un maçon de Valence. « Malheureusement, l’entreprise a fermé, j’ai donc dû repartir de zéro. Mais cette première expérience m’a beaucoup appris. Cette fois, je sais exactement ce qu’il faut faire. »
Choisir la CMA pour sécuriser sa création
Pour cette nouvelle création d’entreprise, Fabrice décide de se tourner vers la CMA de l’Ardèche. « J’avais déjà tenté des démarches à droite à gauche, mais c’est bien plus simple en passant par la CMA qu’en essayant de s’en sortir seul sur le site de l’INPI. » Il est accompagné par Blandine Bouchet, conseillère à la CMA Ardèche. « J’ai été très bien reçu. Blandine m’a tout expliqué de A à Z et m’a tout de suite mis à l’aise. J’avais un souci d’adresse, elle m’a aidé à le régler rapidement. Franchement, je recommande. » Séduit par l’efficacité du service, il choisit même de souscrire au Pass CMA, afin de poursuivre son accompagnement sur plusieurs mois et consolider son démarrage.
Des démarches parfois complexes
Malgré sa motivation, Fabrice reconnaît que le parcours administratif reste difficile. « C’est très compliqué. Une fois qu’on est à France Travail, si on ne fait pas les démarches soi-même, il ne se passe rien. C’est pour ça que je suis passé par la CMA. Mais ensuite, pour le reste, c’est encore lourd. » Il évoque notamment la formation RGE : « Mon CPF est plein, mais impossible de l’utiliser pour ça. C’est pourtant un outil de travail, pas un caprice. Résultat : je paie la formation de ma poche. » Une lourdeur qu’il déplore : « J’ai appelé une dizaine d’organismes, ça prend un temps fou. Parfois, on a l’impression que tout est fait pour décourager les gens. »
Encourager ceux qui veulent se lancer
Malgré ces obstacles, Fabrice garde une énergie intacte et un regard positif sur son parcours. « J’ai des collègues qui veulent aussi se lancer. Je leur dis : accrochez-vous ! C’est compliqué, mais une fois qu’on a les bons contacts, tout devient plus clair. » Et s’il devait donner un conseil à ceux qui hésitent à franchir le pas ? « Il ne faut rien lâcher. Oui, ça fait peur au début, on nous dit qu’il faut payer ceci, payer cela… Mais quand on met tout à plat, on se rend compte que c’est faisable. Le plus important, c’est de ne pas baisser les bras. »