Fabrice et Florence Maréchal

À la tête du garage Maréchal à Meillonnas et à Jasseron, Fabrice et Florence Maréchal perpétuent une histoire familiale plus que centenaire.
Dans le cadre d’un diagnostic énergie réalisé avec la CMA, ils ont bénéficié d’une étude approfondie portant notamment sur l’installation de panneaux photovoltaïques, afin d’optimiser les consommations énergétiques de l’entreprise.
Témoignage
Pouvez-vous nous présenter le garage Maréchal ?
Le garage Maréchal est historiquement implanté à Meillonnas, à une dizaine de kilomètres de Bourg-en-Bresse. C’est un site agent Renault et Dacia qui existe depuis plus de 100 ans. Fabrice représente la troisième génération. L’entreprise a beaucoup évolué au fil du temps. Nous comptons environ 15 salariés, répartis entre les deux garages. Nos activités couvrent la mécanique, la carrosserie, le dépannage, la vente de véhicules neufs Renault et Dacia, ainsi que la vente de véhicules d’occasion.
Quelle situation vous a amenés à réfléchir à votre consommation d’énergie ?
Nous avions une problématique de toiture sur une partie ancienne du bâtiment, datant des années 1960, avec une couverture en amiante. Il y avait des fuites, parfois invisibles de l’extérieur, qui pouvaient provoquer des chutes de faux plafond à l’intérieur. Nous avons donc engagé une réflexion pour refaire le toit. Cette démarche est intervenue au moment des fortes hausses du coût de l’électricité. Avec la surface du garage, nous nous sommes demandé s’il était pertinent d’étudier l’installation de panneaux photovoltaïques pour notre consommation personnelle, afin de gagner en autonomie ou en semi-indépendance énergétique.
Comment avez-vous pris contact avec la Chambre de Métiers et de l’Artisanat ?
C’est en effectuant des recherches sur les formations que je suis tombée sur cette possibilité d’accompagnement. Je me suis dit que la CMA avait déjà traité ce type de questions et pouvait nous aider. J’ai appelé, j’ai été orientée tout de suite vers la bonne personne, et tout s’est ensuite enchaîné.
Comment s’est déroulé le diagnostic énergie ?
La personne qui est intervenue était très professionnelle. Nous avons fourni nos factures d’électricité. Elle est venue sur place pour prendre des mesures, réaliser des photos et récupérer certaines données directement auprès d’EDF, notamment les courbes de charge. De notre côté, nous avons également fait réaliser une étude de la structure de la charpente actuelle qui allait devoir supporter le poids de panneaux sandwichs isolants et d’éventuels panneaux photovoltaïques.
Quels ont été les résultats de l’étude ?
L’étude a montré que la partie ancienne du bâtiment ne permettait pas de cumuler une nouvelle couverture et l’installation de panneaux photovoltaïques. Une autre zone du garage pouvait, en revanche, accueillir des panneaux sur le plan technique, mais son orientation Nord/Est la rend moins favorable en termes d’ensoleillement. Quatre scénarios ont ainsi été étudiés, avec différentes puissances installées, en revente totale ou en autoconsommation avec revente du surplus. Le gain financier existe au bout de quelques années suivant le projet retenu (entre 8 ans et 19 ans) mais nécessite forcément un investissement de départ. À ce stade, nous disposons donc de l’étude, mais le projet est en pause, car nous avons d’autres contraintes et priorités d’investissement au niveau du garage. Le diagnostic a été très positif, très bien expliqué mais le photovoltaïque n’était pas prioritaire à ce moment-là.
Qu’avez-vous appris grâce à ce diagnostic ?
Cela nous a permis de prendre conscience de notre consommation annuelle, un sujet sur lequel on ne se penche pas vraiment au quotidien. Nous avons aussi mieux compris le fonctionnement global d’une installation photovoltaïque, au-delà des panneaux eux-mêmes, avec les compteurs, la répartition de l’électricité et les différences de rendement entre été et hiver. Le diagnostic permet de raisonner sur une année complète et de visualiser les économies possibles sur le long terme.
Quelle est la suite pour le garage ?
La toiture a été finalisée en octobre 2025. La question du photovoltaïque se reposera sans doute à moyen terme. Avant cela, nous avons d’autres priorités, comme la rénovation des vestiaires pour les salariés, le remplacement des fenêtres ou l’amélioration globale de l’isolation du bâtiment. Le photovoltaïque viendra dans un second temps.
Recommanderiez-vous ce diagnostic ?
Oui, complètement. L’intérêt principal est la neutralité. Nous ne voulions pas d’une approche commerciale de la part d’installateurs cherchant à vendre des panneaux. Là, il s’agissait uniquement de conseils techniques, impartiaux, sans rien à vendre. Cela permet d’avoir des chiffres fiables et de prendre une décision en toute sérénité.
