Fanny Boussand

Fanny Boussand, 37 ans, s’est reconvertie après quinze ans comme aide-soignante pour vivre de sa passion : la couture. En 2023, elle ouvre sa boutique « Nini petite souri » à Cognin, un lieu où elle propose retouches, créations, cours de couture et mercerie. Pour structurer son activité et gagner en sérénité, elle a suivi la formation « Déterminer ses coûts de revient et ses prix de vente » avec la CMA. Elle partage ce que cette formation lui a permis de faire grandir.
Témoignage
Pourquoi avoir suivi cette formation ?
Je n’avais aucune base en gestion ou comptabilité. J’avais l’impression de bien travailler, mais ça ne me rapportait pas financièrement. Et quand plusieurs clients m’ont dit que mes prix étaient trop bas, ça m’a fait me poser des questions sur ce que je facturais. Je me suis dit qu’il fallait que je me forme.
Qu’est-ce que la formation vous a apporté concrètement ?
Elle m’a permis de revoir mes tarifs, de les ajuster à la réalité. Par exemple, j’étais à 8 € pour un ourlet, alors que la moyenne est plutôt à 10-12 €. J’ai compris que je ne pouvais pas pratiquer des prix aussi bas avec une boutique et des charges. La formation m’a permis d’évoluer, de me rendre compte que mon tableau de calcul de tarifs avait besoin d’évoluer. Je lui ai ajouté un tarif horaire un peu plus adapté, j’ai modifié aussi certaines lignes de recalcul, inclus la TVA… Des lignes que je n’avais pas forcément mises par peur d’avoir des tarifs trop élevés si je les comptais. J’ai donc vraiment appris à intégrer tous les coûts, même les petits, et à personnaliser mon tableau de calcul. Maintenant, je pars d’un tarif plus juste.
Le format de la formation vous a-t-il convenu ?
Oui, une journée, c’est parfait. Le matin, on pose les bases théoriques, et l’après-midi, on passe à la pratique. C’est bien rythmé, et ça permet de rester concentré. Et à la suite de la formation, on reçoit les supports de formation, qui sont très bien faits. Ça permet d’y revenir, de pouvoir relire et de s’imprégner.
Et sur le plan humain, qu’avez-vous retenu ?
Ça m’a aidée à moins ressentir le syndrome de l’imposteur. À me dire : je peux me faire payer pour ce que je fais, à sa juste valeur. Et puis, les formations de la CMA, ce sont aussi des moments d’échanges. On est souvent seuls dans nos boutiques, donc cela fait du bien de se retrouver en groupe, avec une diversité de personnes et de métiers.
Recommanderiez-vous cette formation à d’autres artisans ?
Oui, sans hésiter. Elle permet de se poser les bonnes questions, de gagner en confiance, et de mieux piloter son activité pour être vraiment rentable. Et de manière plus générale, toutes les formations que j’ai faites à la CMA ont le même niveau d’intérêt, d’évolution et d’avancement, donc je recommande les yeux fermés.