Gérard Daydé

Gérard Dayde a bénéficié d’un accompagnement Conseil en Evolution Professionnel (CEP) avant la reprise de son entreprise. Il est passé d’un métier de cadre commercial à torréfacteur indépendant en reprenant la Brulerie du Quinze. Il nous fait part de son parcours.

Témoignage

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Gérard Daydé, j’ai 58 ans et j’ai travaillé pendant 30 ans en tant que cadre commercial dans le domaine du génie climatique en Occitanie. Il y a 18 ans, j’ai également ouvert un salon de thé à Toulouse. Passionné par le commerce, je suis une personne motivée, dynamique et déterminée.

Qu’est-ce qui vous a motivé à changer de voie ?

Ce nouveau projet correspondait mieux à mes aspirations et à ma vision. Lors d’un événement, j’ai eu l’opportunité de rencontrer la famille Castanier, qui vendait leur brûlerie, et cela a été le déclencheur de mon changement de parcours.

Qu’est-ce qui vous passionne le plus dans votre métier aujourd’hui ?

Ce qui me passionne, c’est la recherche constante de nouveaux produits et de nouvelles saveurs. Je suis en perpétuelle exploration pour dénicher les meilleurs produits directement dans les zones de production, comme la Guadeloupe, la Réunion ou la Martinique. Voyager, découvrir de nouveaux horizons et faire des rencontres enrichissantes sont des aspects essentiels pour mon métier.

Quelles compétences de votre ancien métier vous sont encore utiles aujourd’hui ?

Mon sens du commerce est une compétence essentielle. D’autant plus dans un contexte où la fidélité des clients est moins évidente, bien que je sois implanté dans une région attachée aux traditions. Mon expérience m’a permis de développer des stratégies pour m’adapter et élargir ma clientèle. Par exemple, en diversifiant mes marchés, j’ai réussi à tripler le chiffre d’affaires en trois ans. Toutefois, le centre-ville présente des défis particuliers qu’il faut savoir anticiper et gérer.

Comment avez-vous découvert la Chambre de Métiers et de l’Artisanat et son accompagnement ?

Par le bouche-à-oreille. Je crois que c’est l’un de mes collègues qui m’a conseillé de contacter la CMA de mon département.

Quelles ont été les étapes clés de votre reconversion ?

J’avais déjà une fibre entrepreneuriale grâce à mon salon de thé, que je gérais depuis 15 ans. Lorsque j’ai décidé de me reconvertir, j’avais déjà des commandes en cours, ce qui m’a permis de me lancer plus sereinement. Passer d’un poste de cadre commercial, où je gagnais bien ma vie, à l’entrepreneuriat nécessitait une vraie réflexion. Il faut savoir ce que l’on veut pour avancer vers de meilleurs horizons. Le service CEP m’a encouragé à franchir le cap grâce au dispositif démissionnaire, ce qui m’a aussi permis de libérer de la trésorerie pour mon entreprise, un atout non négligeable. De plus, l’accompagnement CEP nous permet de nous poser les bonnes questions en amont d’une création d’entreprise.

Vous aussi, faites-vous accompagner par la CMA !