Kévin Kermen

Créée en 2021 au Cheylas, Kombuch’Alpes est le fruit d’une aventure artisanale née dans une cuisine et devenue, en quelques années, une entreprise en plein développement.
À la tête de cette brasserie de kombucha « vivant », Kévin Kermen cultive une approche artisanale engagée, attentive à la nature comme à la performance de son outil de production. Il revient sur son parcours et sur l’apport du diagnostic énergie réalisé avec la Chambre de Métiers et de l’Artisanat Auvergne-Rhône-Alpes.
Témoignage
Pouvez-vous nous raconter votre parcours en tant qu’artisan ?
J’ai commencé à faire du kombucha chez moi, dans ma cuisine. Très vite, la passion a pris de l’ampleur : du plan de travail au garage, puis du garage à un petit local, jusqu’à un atelier beaucoup plus grand aujourd’hui. Entre chaque étape, il y a eu la création de l’entreprise, son développement, ses défis et ses joies. Une véritable aventure artisanale.
Au départ, je n’imaginais pas du tout en faire une activité professionnelle. Tout s’est construit progressivement, mais finalement assez rapidement. Aujourd’hui, l’entreprise compte deux salariés et une personne qui travaille en externe, pour un chiffre d’affaires de 450 000 € après seulement quatre ans d’existence.
Comment définiriez vous votre approche du kombucha ?
Je me considère un peu comme un druide. Les druides étaient des philosophes qui utilisaient les ressources naturelles de leur environnement, avec une part de magie et un lien fort avec le vivant. Cette image me parle beaucoup : elle reflète notre démarche artisanale, qui consiste à transformer les dons de la nature en boissons, presque comme des potions.
Notre kombucha est volontairement « sauvage » : il n’est ni pasteurisé, ni filtré, et nous n’utilisons pas de machines pour le standardiser. Nous voulons qu’il reste le plus vivant possible. Cette part d’imprévisible et d’authenticité fait la singularité de nos boissons et guide notre manière de travailler.
Pour quelles raisons avez-vous fait appel à la CMA Auvergne-Rhône-Alpes ?
La CMA m’a contacté pour me proposer un diagnostic sur nos consommations d’électricité. J’étais curieux de comprendre où se situaient nos marges de progression, alors j’ai accepté. Le conseiller a posé des questions très pertinentes, a pris le temps de comprendre notre activité et m’a apporté des conseils concrets. Une démarche simple, mais qui s’est révélée très utile.
Qu’est-ce que ce diagnostic vous a apporté concrètement ?
Il nous a permis d’agir sur plusieurs leviers. Nous avons changé de fournisseur d’électricité, opté pour un contrat heures pleines/heures creuses et comparé différentes offres. Ces ajustements représentent déjà un vrai gain.
Le conseiller a aussi identifié de petites améliorations possibles dans nos process de fabrication. Ce sont parfois des détails, mais ils nourrissent des réflexions plus larges et peuvent, à terme, transformer notre manière de travailler. Globalement, ces recommandations nous permettent d’envisager des économies de plusieurs milliers d’euros par an, ce qui constitue un levier important pour continuer à nous développer sereinement.
Recommanderiez-vous cet accompagnement à d’autres artisans ?
Oui, sans hésiter. J’ai particulièrement apprécié la démarche de sobriété et d’efficacité portée par la CMA. Elle est totalement en phase avec nos valeurs : réduire l’impact sur la facture, bien sûr, mais aussi adopter une sobriété écologique cohérente avec notre métier.
Le conseiller avait une solide formation et une compréhension très concrète des enjeux actuels. Nous étions sur la même longueur d’onde, avec une vraie synergie. Cet échange a été à la fois utile, pertinent et très agréable.
