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Virginie Aleixandri 

Sellière-maroquinière depuis près de trente ans, Virginie Aleixandri a souhaité faire reconnaître officiellement son savoir-faire en obtenant le titre de Maître Artisan en métiers d’art. Accompagnée par la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, elle a décroché cette distinction cette année. Elle revient sur son parcours.

Témoignage

Pourquoi avoir entrepris cette démarche ?

Je suis détentrice d’un CAP maroquinerie et j’exerce le métier de sellière-maroquinière depuis 1996. J’ai voulu faire reconnaître officiellement mon savoir-faire, car il n’existe aucun diplôme dans le domaine de la sellerie-maroquinerie. Obtenir le titre de Maître Artisan en métiers d’art représentait pour moi une étape essentielle : c’est une façon de valoriser mes années d’expérience et la qualité de mon travail. J’ai eu la joie d’obtenir ce titre en 2025. 

Comment s’est déroulée l’obtention du titre de Maître Artisan ?

Elle a été simple, fluide et sans stress. La Chambre de Métiers et de l’Artisanat m’a renseignée sur les conditions d’accès et les pièces justificatives nécessaires pour constituer mon dossier. La conseillère CMA m’a prodiguée de précieux conseils, comme ajouter des articles de presse ou des liens vers des sites internet mettant en valeur mon travail. Ces éléments ont permis d’illustrer concrètement l’intérêt que suscite mon activité.

Qu’est-ce que ce titre a changé pour vous ?

Pour le grand public, l’impact est difficile à mesurer. En revanche, auprès de mes pairs, artisans des métiers d’art, le changement est évident. Ce titre m’a ouvert de nouvelles opportunités de collaborations et de projets. Je suis davantage sollicitée pour participer à des créations artistiques collectives. Il apporte une reconnaissance importante dans la profession et m’a permis de nouer des partenariats. Grâce à cette distinction, j’ai également pu candidater au titre de Maître d’Art, délivré par le ministère de la Culture. 

Comment la Chambre de Métiers et de l’Artisanat vous a-t-elle accompagnée ?

L’accompagnement a été très efficace. Il a simplifié mes démarches et accéléré le processus. Au moment où j’ai engagé la procédure, j’étais installée dans la pépinière Alb’Espaces, gérée par le Grand Annecy et animée par la CMA Haute-Savoie. La communication était donc très fluide : la conseillère connaissait déjà mon parcours, ce qui a été d’un grand confort. Je ne me suis jamais sentie face à une institution impersonnelle, mais réellement soutenue tout au long du parcours. 

Recommanderiez-vous cet accompagnement à d’autres artisans ?

 Oui, les yeux fermés ! L’accompagnement de la CMA Haute-Savoie a été à la fois professionnel et humain

Quel conseil donneriez-vous à un professionnel qui hésite à se lancer ?

N’hésitez pas à solliciter les conseillers de la CMA ! Avec le bon accompagnement, la démarche n’est pas aussi chronophage qu’on pourrait le croire. Elle peut même permettre d’obtenir le titre du premier coup et de gagner un temps précieux dans les démarches. 

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