Florence Martinelli

Florence se fait accompagner grâce au diagnostic RH de la CMA.
Florence Martinelli, fleuriste, a repris l’entreprise familiale « Farandole fleurs » à Voreppe, en 2018. Pour faire évoluer son rôle de cheffe d’entreprise, elle a choisi de s’appuyer sur le diagnostic Ressources Humaines proposé par la CMA.
Témoignage
Pouvez-vous nous raconter votre parcours en tant qu’artisane ?
Je me suis d’abord formée en horticulture, avec un bac pro puis un BTS technico-commercial. Je me suis tournée vers l’artisanat quand j’ai repris le magasin de mes parents, qui étaient fleuristes depuis 1984. J’ai donc repris leur entreprise, Farandole fleurs, qui compte aujourd’hui trois salariées et une apprentie, en plus de mon père qui a conservé un cumul emploi-retraite.
Pour faire grandir votre entreprise, vous aviez besoin de passer par la CMA Auvergne-Rhône-Alpes afin de réaliser un diagnostic Ressources Humaines ?
Mes études portaient sur le commerce, et non sur l’artisanat, donc je n’avais pas reçu de formation en management. Pourtant, j’avais envie de progresser sur ce volet. Quand j’ai reçu un mail de la CMA présentant ce service, je n’ai pas hésité. L’échange avec le conseiller a permis d’identifier plusieurs points qui manquaient à l’entreprise. Ensemble, nous avons relevé une quinzaine d’axes à travailler.
Nous étions déjà bien structurés, notamment grâce à notre cabinet comptable, qui nous avait guidés sur certains aspects RH. Mais le diagnostic de la CMA va bien plus loin : il met en lumière des éléments qu’on n’aurait pas forcément détectés seuls. En tant que cheffe d’entreprise, on ne sait pas toujours à qui s’adresser. Et on ne maîtrise pas forcément tous les aspects réglementaires.
Comment cela a-t-il contribué au développement de votre entreprise ?
Je ne savais pas que les entretiens professionnels tous les deux ans étaient obligatoires. Grâce au diagnostic de la CMA, j’ai compris à quoi ils servent et comment les mettre en place dans l’entreprise. Le conseiller CMA nous a également accompagnés sur la partie numérique, en nous montrant qu’on pouvait tenir le registre du personnel de façon dématérialisée.
Cet accompagnement nous a permis de faire le point sur tout ce qui a déjà été mis en place, mais aussi sur ce qu’il reste à améliorer. C’est vraiment très enrichissant. On a pu soulever plusieurs axes de progression : la conformité RGPD sur les avenants aux contrats de travail, la désignation d’un référent sécurité, les avis Google… On a aussi abordé la formation de la cheffe d’entreprise. Je souhaitais renforcer mon niveau d’anglais, et la CMA propose justement une formation idéale pour monter en compétences et continuer à faire évoluer l’entreprise.
Comment s’est déroulé votre échange avec le conseiller de la CMA ?
Ce que j’ai vraiment apprécié, c’est que l’entretien ne se fait jamais dans un esprit de contrôle. Le conseiller de la CMA n’est pas là pour pointer du doigt ou transmettre quoi que ce soit à l’inspection du travail. Bien au contraire. L’échange se déroule sans jugement, avec une posture très bienveillante. L’inspection du travail était déjà intervenue dans l’entreprise. Même si l’approche restait pédagogique, ce n’est pas du tout la même chose qu’avec le conseiller de la CMA. Le contact est très humain. Il prend le temps d’observer, de comprendre l’ambiance de l’entreprise, et d’échanger avec tout le monde, que ce soit moi ou les salariées. Les discussions étaient vraiment riches et constructives. Nous prévoyons de revoir la CMA en fin d’année pour avancer sur les entretiens professionnels.
Recommanderiez-vous ce diagnostic à d’autres artisans ?
En tant que cheffe d’entreprise, on prend rarement le temps de s’arrêter pour ce type d’accompagnement. Pourtant, il joue un rôle clé. Ce diagnostic se déroule dans une vraie démarche bienveillante, avec l’objectif d’aider l’entreprise et sa dirigeante. Il apporte des repères concrets pour améliorer le quotidien et faire avancer les choses sereinement. Alors oui, je le recommande sans hésiter.