Rodolphe Provence

Rodolphe, boulanger se fait accompagner par la CMA pour la gestion de ses ressources humaines.
À 26 ans, Rodolphe Provence entre dans la cour des grands. Sa boulangerie « Ô Petit Plaisir », installée à Marsonnas, vient de faire son entrée dans le prestigieux guide Gault & Millau. Une belle reconnaissance, moins d’un an après avoir repris l’établissement avec sa compagne. Retour sur son parcours et l’accompagnement Diag RH proposé par la CMA, qui a structuré sa gestion des ressources humaines.
Témoignage
Pouvez-vous vous présenter ?
Je m’appelle Rodolphe Provence, j’ai 26 ans et je suis aujourd’hui boulanger à Marsonnas, dans l’Ain. Avec ma compagne, nous avons repris la boulangerie « Ô Petit Plaisir » il y a 9 mois. Nous sommes deux à la diriger, accompagnés de deux employés et d’un apprenti, arrivé en septembre.
Quel est votre parcours ?
Mon parcours est plutôt atypique. J’ai commencé par un CAP boulangerie, que je n’ai pas pu valider, car l’entreprise où j’étais utilisait beaucoup de surgelés, ce qui m’a coûté mon diplôme. Ensuite, je suis rentré dans l’armée, puis j’ai travaillé dans le bâtiment. J’ai obtenu un CAP plâtrier-plaquiste avec mention, aux Compagnons du Tour de France. Puis je suis allé travailler en Suisse, où j’ai encadré des équipes. C’est là que j’ai appris à gérer une équipe. À mon retour, j’ai rencontré ma compagne et ensemble, nous avons décidé d’ouvrir une boulangerie. Même si elle est tombée enceinte peu après le début du projet, on a choisi de poursuivre l’aventure. Et aujourd’hui, on ne regrette rien.
Quand avez-vous eu le déclic de vous faire accompagner par la CMA ?
Au départ, on ne nous avait pas du tout parlé de la CMA. C’est en cherchant des infos sur la gestion en ressources humaines que j’ai été mis en contact avec Sadia El Gamri, conseillère à la CMA de l’Ain. Elle a pris le temps de venir directement à la boulangerie. On a échangé pendant plus d’une heure sur nos difficultés et nos projets. C’est à ce moment-là qu’elle m’a proposé le Diag RH.
Pourquoi avoir accepté cet accompagnement ?
J’avais plein de questions sur les ressources humaines. Je ne savais pas comment gérer certaines obligations : les affichages légaux, les papiers administratifs, les règles de fonctionnement avec les salariés… Pourtant, j’avais déjà des employés. Il me fallait un vrai cadre, une méthode mais aussi des réponses.
Comment s’est déroulé le Diag RH ?
Tout s’est fait à distance, sur plusieurs semaines. Je posais mes questions, et Sadia me répondait de manière très concrète, toujours disponible, toujours à l’écoute. Elle m’a aidé à analyser ma situation, à anticiper les problèmes, à adopter les bons réflexes de chef d’équipe et de patron.
Qu’est-ce que ça a changé dans votre quotidien de chef d’entreprise ?
Beaucoup de choses. Déjà, j’ai mis en place tous les affichages obligatoires. Ce n’était pas le cas avant. Ensuite, j’ai appris à gérer les tensions avec mes salariés sans rentrer dans le conflit. Je suis plus posé, plus dans la discussion. Je prends le temps de comprendre avant de réagir.
Vous recommanderiez cet accompagnement à d’autres artisans ?
Sans hésiter. Que vous créiez ou repreniez une entreprise, le Diag RH est un vrai coup de pouce. J’aurais aimé le connaître plus tôt. Quand on démarre, on est dans le feu de l’action, et on peut vite passer à côté de certaines obligations ou bonnes pratiques. Ce Diag permet d’éviter des erreurs, de gagner du temps et de prendre confiance dans son rôle de dirigeant. Ce que j’ai apprécié, c’est la pédagogie de l’accompagnement mais aussi la grande disponibilité de la CMA. C’était bienveillant, jamais culpabilisant.
On a appris que vous entrez dans le guide Gault & Millau. Félicitations ! Que représente cette distinction ?
Merci, c’est une vraie reconnaissance du travail fourni depuis des mois ! Depuis le 1er novembre, la boulangerie « Ô Petit Plaisir » est entré dans le Gault & Millau. C’est une immense fierté. On ne l’a dit à personne jusqu’ici, car c’était confidentiel, mais maintenant c’est signé.
Et la suite ? Des projets à venir ?
Oui ! On prépare déjà l’ouverture d’un deuxième établissement, à Saint-Jean-sur-Veyle, à 10 kilomètres d’ici. Ce sera une pizzeria-bar avec un espace pâtisserie. On veut continuer à créer, à proposer de la qualité, à innover. C’est beaucoup de travail, mais on est prêts. Et puis je compte m’inscrire à d’autres formations avec la CMA comme celle dédié à la gestion pour continuer à faire grandir mes compétences.