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Samantha Bonhomme

À seulement 23 ans, Samantha Bonhomme a relevé un pari audacieux : reprendre le salon de coiffure où elle avait fait ses premiers pas en apprentissage. Dans ce témoignage, elle raconte comment la transmission s’est déroulée, de la première rencontre avec la CMA Auvergne-Rhône-Alpes jusqu’au diagnostic RH qui lui a permis de renforcer ses compétences en gestion du personnel.

Témoignage

Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Samantha Bonhomme, j’ai 23 ans et, en juin 2025, je suis devenue cheffe d’entreprise. Mon parcours a commencé en septembre 2017, après mon brevet des collèges. J’ai intégré l’IFPP d’Aurillac pour préparer un CAP Coiffure, obtenu en 2019. J’ai ensuite poursuivi avec un Brevet Professionnel, puis un Brevet de Maîtrise à la Chambre de Métiers et de l’Artisanat du Cantal. En septembre 2023, j’ai signé mon premier CDI. Forte de mes diplômes et de mon expérience, j’ai décidé de reprendre l’entreprise où j’avais effectué mon apprentissage.

Pourquoi avoir choisi la reprise plutôt que la création ?

Ce qui m’a motivée, c’est l’envie de me dépasser, de travailler différemment et de devenir pleinement responsable de mon activité. Dans mon cas, la reprise était une évidence : je connaissais déjà la clientèle, le fonctionnement du salon et son positionnement. Et parfois, reprendre une structure existante est moins coûteux que créer de zéro. L’opportunité est arrivée naturellement : mon ancienne cheffe d’entreprise souhaitait changer d’orientation professionnelle. C’était l’occasion parfaite.

Quelles ont été les premières étapes ?


La première étape a été la réalisation d’un prévisionnel avec le comptable de la cédante. J’ai ensuite contacté la CMA, qui m’a accompagnée tout au long du projet. Elle m’a aussi soutenue dans la constitution de mon dossier de financement.

Avez-vous rencontré des obstacles ?

Je ne parlerais pas de difficultés, mais d’un besoin d’organisation rigoureuse. Entre les rendez-vous, les dossiers à préparer, l’ordre des démarches à respecter, il fallait rester méthodique. À 23 ans, j’ai dû assimiler énormément d’informations et me poser beaucoup de questions. Mon conseil : ne pas se limiter à un seul avis et solliciter l’expertise des bons organismes.

Comment la CMA vous a-t-elle accompagnée ?

La CMA est intervenue dès le début. Après mon appel, j’ai obtenu rapidement un rendez-vous pour m’expliquer les étapes à suivre et les contacts utiles. Elle m’a aidée à monter les dossiers, à échanger avec ma banque et mon comptable, et m’a informée sur les aides financières comme Initiative Cantal ou France Travail. Elle m’a aussi accompagnée pour l’immatriculation de mon entreprise.

Qu’est-ce que le diagnostic RH vous a apporté ?

Il m’a permis de consolider mes acquis du Brevet de Maîtrise et de me rappeler mes obligations en tant qu’employeuse. J’ai revu les bonnes pratiques de gestion du personnel. À la suite de ce diagnostic, j’ai pu instaurer des fiches horaires, un registre du personnel, les affichages obligatoires et organiser des formations, comme celle aux premiers secours.

Ce soutien est-il important pour réussir une transmission ?

Oui, absolument. Il renforce les connaissances, donne confiance et aide à mieux encadrer ses salariés. C’est précieux au moment de la reprise, mais aussi sur le long terme, car de nouvelles situations apparaissent régulièrement.

Vos conseils à ceux qui veulent reprendre une entreprise artisanale ?

Bien se renseigner avant de se lancer, poser toutes les questions, même celles qui semblent évidentes, croiser les avis (comptabilité, banque) et s’appuyer sur la CMA, partenaire clé à chaque étape.

Vos projets à venir ?

Développer l’entreprise et continuer à m’épanouir pleinement dans mon métier.

Un mot pour conclure ?

N’ayez pas peur de vous lancer ! Informez-vous, entourez-vous et profitez de l’accompagnement de la CMA, toujours là pour conseiller et soutenir les entrepreneurs.

Vous aussi, bénéficiez du diagnostic RH avec la CMA !